Indochine et le Pérou, une certaine nostalgie

Pérou, une certaine nostalgie !!!

Indochine et le Pérou, c’est une histoire d’amour, une flamme qui ne s’éteint pas.

Arrivés dans un pays en plein chaos politique et social, les 4 garçons qui composent le groupe  Indochine sèment dans le cœur de la jeunesse un souffle de liberté et d’évasion.

Pour une jeunesse en révolte, et surtout dans un pays instable comme le Pérou l’était dans les années 80, la venue d’Indochine est pour les politiques qui n’ont rien compris au sens des chansons, un cri d’alarme et pour la jeunesse un espoir de vie.

Adulés par leurs fans péruviens, mais très mal accueillis par les autorités du pays, la presse péruvienne les décrit comme  » le cyclone Indochine ».

En fait, Indochine en un seul voyage a effectivement emporté le cœur des péruviens, faisant naitre un véritable sentiment de manque et de nostalgie.

Ils sont plus de 60 000 à attendre leur retour. Intergénérationnels comme en France, on passe le flambeau de père en fils, de fils en petit fils. D’autre part, Indochine est devenu un phare de la culture française grâce aux lectures de Nicola, des paroles, de ses chansons, car les jeunes péruviens commencent à lire Marguerite Duras et d’autres. Et la culture française s’éveille peu à peu dans chaque esprit.

Cette véritable marque au fer rouge sur le sol péruvien qui subsiste encore depuis 30 ans est bien la preuve qu’Indochine est un véritable dinosaure, bien plus qu’un simple groupe de rock malgré les années. Indochine demeure cette blessure dans le cœur des Péruviens, ce manque terrible que ceux qui ont internet peuvent tenter d’apaiser, car il faut le dire : le Pérou, médiatiquement parlant, s’est arrêté pour Indochine à l’époque de leur unique visite.

Aucun clip n’est diffusé sur les télés péruviennes, et en radio on ne passe que les titres des années 80.

Alors, pour remédier à cela, un site existe :  » Indochine Pérou », né de cet amour inconditionnel des Péruviens pour le plus grand groupe de rock français, et surtout par un passionné, Vladimir Oden qui découvrit Indochine sur les bancs du lycée.

Indochine là-bas est, de nos jours, une sorte de madeleine de Proust pour tous ces jeunes devenus adultes qui se souviennent de ces garçons plein de talent, de poésie, de fougue qui, un jour de     1986, ont mis le feu au Pérou, embrasant les âmes, aventuriers et conquistadores des temps modernes.

Helena Mora

Interview de Vladimir Oden, responsable du collectif Indochine Pérou


Corrections : Amandine Lebreton

Photos : Indo Pérou

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