Étienne Daho sur la scène des Trans Musicales !

CREDIT JONO-LUIS-BENTO-LDD

C’est un événement tout à fait particulier de recevoir Étienne Daho sur une scène des Trans Musicales, puisque sa première fois était également la nôtre, lors de la première édition du festival en 1979.

Après cette folle initiation au live au sein du collectif éphémère Entre les Deux Fils Dénudés de la Dynamo, le Rennais venu d’Oran éclot véritablement en tant qu’artiste sur cette même scène de la Salle de la Cité l’année suivante, mais accompagné par les musiciens de Marquis de Sade et sous le nom « Étienne Daho Jr. ». Il explose médiatiquement dans les années qui suivent en enchaînant les tubes à partir de 1984 et c’est donc en pop star (et en pleine « Dahomania ») qu’il revient sur le festival en 1986 pour une grande soirée « Daho et ses amis ».

40 ans après ses débuts, Étienne Daho a aujourd’hui un statut à part dans le paysage de la chanson et de la pop en français. Plutôt qu’une tournée nostalgique et convenue en forme de best of, l’artiste envisage ces retrouvailles comme une « re-création », une opportunité de mettre en lumière et de rendre justice à Éden, l’un de ses albums préférés dans sa discographie dont la sortie en 1996 a dérouté et étonné nombre d’auditeurs et de journalistes musicaux. D’abord, esthétiquement : alors que sa touche caractéristique reposait souvent jusque-là sur des guitares cristallines, des rythmes funky et des refrains pop imparables, Étienne Daho s’imprègne à Londres des sons électroniques anglais des années 1990 et entame une mue nourrie de grooves acid jazz, trip hop, house et jungle, comme le fait David Bowie exactement au même moment. Autre évolution, il adopte un phrasé vocal plus libre, un parlé-chanté déjà expérimenté dans le passé, ce qui lui permet de jouer avec ce groove relâché et traînant parfois associé à Serge Gainsbourg. La prise de risque artistique et la volonté de changement ont beau avoir déstabilisé certains auditeurs à sa sortie, Éden est devenu, années après années, un véritable classique pour nombre de fans qui ont pris le temps de comprendre cette œuvre si chère à l’artiste, pour les évolutions musicales qu’elle représente, mais aussi pour les thèmes abordés dans ses textes très intimes.

Au-delà de l’album Éden, ce concert est également l’occasion pour Etienne Daho de revenir sur les titres sortis l’année précédente (en 1995, lors d’une collaboration avec le groupe anglais Saint Etienne), et plus largement sur cette période charnière de sa carrière qui lui a alors permis de s’affranchir de certains codes de la pop un peu trop contraignants pour son amour de la liberté. Et ainsi de continuer à renouveler ses ambitions créatives.

Crédit photo illustration : DONALD-CHRISTIE / JONO-LUIS-BENTO-LDD

Mise en vente des places le 10 septembre

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