Jean-Louis Aubert pour RTL2 : la gorge nouée et le cœur amarré !

Ce fut vendredi dernier sur un bateau amarré sur les quais de la Seine juste à côté de la statue de la Liberté, qu’Éric Jean-Jean invita Jean-Louis Aubert à donner un mini concert acoustique pour la dernière de la saison du Drive de RTL2.

Seul capitaine du bateau, Éric avait donc mis sur le pont celui qui déclara pendant la soirée : « J’aime beaucoup mon métier qui n’en est pas un et je voulais que le monde me prenne dans ses bras », Jean-Louis Aubert, le rockeur au grand cœur, un cœur qu’il avoua malade puisque le lendemain, il allait subir une opération à cœur ouvert.

Avec un sourire à vous arracher des larmes et une immense pudeur, il raconta qu’au cours de sa dernière consultation médicale (Il était venu se faire dépister du Covid), le généraliste lui déclara qu’en fait c’était un miracle qu’ il soit toujours en vie, cavalant comme un dingue sur scène puisqu’il aurait pu mourir à n’importe quel moment et donc de ce fait, il fallait qu’il soit opéré d’urgence.

Un problème congénital qui lui viendrait de son père, ce père sous-préfet, peintre et poète qui aurait tant aimé écrire des chansons, ce père dont il a parlé avec admiration et qui l’a inspiré si fort notamment pour l’album « Roc éclair » juste après sa disparition, mais au lieu de se plaindre de ce coup du sort, Jean-Louis trouva encore du positif dans cette épreuve :

« Demain je rentre à l’hôpital, je vais me faire opérer et je trouve que c’est peut-être une petite épreuve mais c’est une super nouvelle aussi car sans ces gens-là, leur affection…… c’est bien, moi je fais de la plongée tout le temps, je traverse les salles de concert en courant j’aurai pu tomber pour un petit truc, j’ai fait un concert à propos de mon père récemment mais je ne savais pas qu’il m’avait laisser ce petit truc-là en plus et c’est génial, donc ça va être une mini épreuve pendant que vous serez en vacances, je sais que c’est une épreuve mais je suis content aussi que ce soit arrivé là, donc je ne suis pas malade mais n’empêche que je vais me faire défoncer par un autobus après-demain »  conclut-il en éternel optimiste, malgré un cœur qui bat à 60 à l’heure comme un sportif et 12 de tension, il allait se faire opérer du cœur.

Ce fut une véritable leçon d’amour et de vie qu’ il donna ainsi avec humour et tendresse à toute l’assistance.

Cela fait plusieurs années que Jean-Louis Aubert a pris l’habitude le dimanche soir de donner rendez-vous à ses fans sur les réseaux sociaux (enfin à ses amis, Jean-Louis déteste les mots fan et public, leur préférant de loin celui d’amis, étant plus dans un véritable rapport humain dépassant de loin le clivage de l’artiste et de ses fans) pour quelques lives intimes et dans la bonne humeur.

Pendant le confinement, ses lives furent quotidiens, revigorant tout son public présent.

Généreux, farceur et d’une bonne humeur contagieuse, il partageait volontiers son intimité : une balade avec son chien, son fils près de  lui pendant qu’il jouait du piano, l’ex leader de Téléphone donnait tout son amour et tout son talent à son public pour le soutenir dans cette immense épreuve du Covid 19.

Un sourire se dessinait toujours sur son visage un peu griffonné par le temps de sorte que, s’il avait fallu lui trouver un pseudo, je crois bien que « Troubadour  au sourire franc »  lui irait à merveille. Toujours près de son public, pour la fête des mères, il dévoila aussi une émouvante photo de lui enlaçant celle qui le mit au monde, une photo tendresse qui nous montrait ainsi de qui il avait hérité son sourire fabuleux !

Et on apprenait ce soir même que son merveilleux sourire était aussi un sourire à toutes épreuves, allant même jusqu’à défier la mort.

Mais quel sang coule dans les veines de nos leaders de rock des années 70 / 80 qui les rendent  inébranlables comme un roc malgré les vicissitudes de la vie, qui flirte avec la mort et les hauts et les bas de leurs carrières respectives mêlées à un véritable respect de leur public ?

Un public fidèle et exemplaire pour tous deux, évidement je vous parle là de Jean-Louis Aubert et Nicola Sirkis, les deux leaders les plus emblématiques du rock français !

Véritable tragédie antique pour l’un et véritable aventure humaine pour l’autre, ils ont dans les cordes de leurs guitares et dans leurs voix, cette émotion intense qui agit tel un philtre d’amour sur leur désormais éternel public.

Un public qui tel un arbre au printemps de leur talent si différent, et pourtant si semblable ne cesse de faire naître d’autres fleurs.

Après la rentrée un grand concert déjà affichant complet au parc de la Villette les lundi 26 et mardi 27 octobre 2020 l’attend, le jeune homme rebelle qui chantait « la bombe humaine tu la tiens dans ta main » au fil des ans s’est assagi mais surtout a acquis une véritable philosophie de vie basée sur l’amour des autres et l’amour de la vie qui lui réussit plutôt bien, puisqu’il continue à ressembler à un adolescent même si ses cheveux ont quelque peu blanchi.

Cette soirée-là n’était pas comme les autres.

Éric Jean-jean était profondément ému et les quelques auditeurs privilégiés de la radio avaient aussi du mal à cacher leur émotion ! Jean-Louis Aubert, quant à lui, vivait ces moments avec intensité et malgré ce voile de tristesse et d’inquiétude qui s’était abattu sur le cœur de chacun, il trouvait encore le courage de plaisanter  : « Mon prochain album s’appellera certainement le cœur ouvert » déclarait il en riant .

Le cœur ouvert à la musique, à la poésie et surtout aux autres certainement car il est aussi généreux humble et bienveillant. La statue de la Liberté, cette grande dame qui  représente pour le monde entier le principe fondamental des droits humains  « la liberté éclairant le monde » et qui en son nom a levé des armées autrefois, devait elle aussi sourire voyant celui qui l’a si bien incarnée, en musique la liberté. Le souffle nouveau d’une ère révolutionnaire, se tenir debout, comme elle infatigable  même avec un cœur qui flanche la guitare à la main, la mèche rebelle et ce sourire d’enfant qui vous transperce l’âme.

Et même si ce bateau-là était fortement amarré au quai, ses passagers ont fait un beau voyage, un voyage musical et émotionnel comme seul le capitaine de ce bateau, Éric Jean-Jean, malgré l’émotion qui lui nouait la gorge ce soir-là, a su le proposer.

Mais le journaliste number one de RTL2 et le troubadour au grand cœur reviendront sûrement bientôt pour nous faire voguer sur les ondes de la radio nous apportant un flot infini de bien-être avec ce cocktail dont ils ont tous deux le secret : beaucoup de bonne musique, un brin de bonne humeur, un zeste de nos souvenirs et une grosse pincée d’émotions, à boire avec passion et … sans modération.

Hélèna Mora

Photos : RTL2