Song for a dream plus qu’une chanson, un aveu et un cri d’espoir.

Song for a dream plus qu’une chanson, un aveu et un cri d’espoir.

Ça y est ! Ce matin, 6 heures, la chaîne w9 a diffusé en avant-première le tout nouveau clip d’Indochine Song for a dream, tiré de leur dernier album 13.

Ça fait quelques jours que le leader d’Indochine distillait au compte goutte quelques photos du clip sur les réseaux sociaux, tenant ainsi en haleine une multitude de fans qui n’en pouvaient plus d’attendre, brouillant les pistes puisque deux autres clips sont aussi attendus avec la même intensité : Gloria avec la superbe Asia Argento et Kimono dans l’ambulance, avec la fascinante Béatrice Dalle et Patrick Pelloux.

Il faut dire que Nicola ne s‘arrête jamais. Un véritable boulimique qui enchaîne concerts, clips, studio ou promo, il sera d’ailleurs aujourd’hui l’invité de l’émission de Stéphane Bern « À la bonne heure » sur RTL, première émission de promo pour la sortie du single tiré de l’album.

Aujourd’hui aussi, ils devaient être une multitude de fans devant leurs postes ou ayant programmé un enregistrement.

Dévoilée dans l’album depuis sa sortie (à rappeler que 13 est triple disque de platine), et chantée à tue-tête par les fans lors des concerts de la tournée 13, Song for a dream occupe une place à part dans leurs cœurs.

En effet, jamais une chanson de Nicolas Sirkis ne fut aussi autobiographique, aussi profonde, mettant à nu les fêlures de l’enfance et de l’adulte, les douleurs, les regrets, les drames intérieurs qu’il s’efforce de cacher au fond de l’âme.

Les premières paroles bouleversantes sonnent comme une prière. Plus encore, comme une supplique, un véritable cri d’amour : « J’aimerais être vivant, ne plus avoir peur. J’aimerais aimer mon père… ».

Le reste de la chanson est un véritable chapelet d’amertume, de regrets, de remords qui se résument en une unique phrase : « J’aimerais être et j’aimerais avoir fait ».

Puis, viens la force confiante de l’espoir ou tout est permis : « …Tombera les croix, mon rêve réussira. Tomberont les diables, les dieux n’existent pas… »  avec la franchise et la pureté d’un enfant. Sans fausse pudeur ni égocentrisme, il signe sa chanson, non pas de sa signature mais par quelques mots en forme d’aveu : « C’est juste ma vie, c’est juste mon âme… »

Cette chanson, il nous la livre comme une sorte de testament profond ou comme un livre ouvert sur sa propre vie. Pourtant, toute l’œuvre de Nicola est profondément autobiographique, parlant de ses émotions, de ses angoisses, de ses désirs, de ce qu’il est au plus profond de lui quand la cape de la rock star malgré lui est à terre et qu’il n y a plus que l’homme à fleur de peau qui subsiste avec ses écorchures.

A l’aube de ses 59 ans, l’éternel Peter Pan se livre totalement entre les lignes de sa chanson : « Attaque mes rêves ou détruis mon âme. On sera un rêve incroyable… »

Combien de larmes, de souffrance et de courage pour coucher sur son petit carnet noir cette phrase  et la chanter ?

Alors, tous ceux qui auront l’impudeur de relever qu’il a écrit : « … Tombera les croix… » n’ont rien compris à cette sublime chanson et lorsque l’on a la poésie d’un Nicolas Sirkis, on peut bien se permette de taquiner parfois la langue française !

Pour une chanson aussi poignante, entraînante, glissant lentement vers une mélancolie teintée d’espoir, il fallait un support à sa juste mesure.

Des images fortes, parlantes, belles et simples pour traduire l’âme de Nicola.

Même si les images racontent une autre histoire, les sentiments demeurent les mêmes. Inviolables, forts d’une véritable trajectoire vécue, elles racontent une histoire d’amour sincère et éternelle.

Deux jeunes gens semblent s’enfuir et tenter d’échapper à leur destin ; la fatigue du voyage et la douleur de leur situation précaire se lit sur leurs visages.

Lui a le visage tuméfié, elle est enceinte, tournant vers lui un visage de madone moderne.

Ils marchent parfois le long d’une voie de chemin de fer abandonnée, portant le fardeau de leur histoire dans un décor à la wim wenders (Paris Texas).

Ils sont seuls au monde, n’ayant que l’un et l’autre pour s’appuyer.

Une image biblique très forte comme une apparition me trouble soudain : celle de Marie et Joseph cherchant un endroit pour s’abriter et jetés de partout, l’âne ayant été remplacé par une vieille voiture.

Puis, une bien plus effrayante et d’actualité supplante l’image biblique : celle des migrants fuyant l’horreur et cherchant une meilleure vie.

Etait-ce un hommage discret de Nicola à ces peuples cherchant à fuir un destin lourd de conséquences ?

Lui, l’humaniste qui ne sait pas taire ses sentiments.

Quoi qu’il en soit, ce clip d’une beauté étouffante est surtout un cri d’espoir envers les peuples et surtout envers tout être humain.

« Attaque tes rêves ou détruis mon âme… On sera un rêve incroyable… ». Croire en ses rêves malgré tout : voilà ce que nous martèle Nicolas Sirkis.

Et franchement, si on y réfléchit bien et, au vu de sa carrière, c’est lui qui a raison : croire en ses rêves, c’est simplement se sentir vivant.

Helena Mora.

Corrections Amandine Lebreton / Crédit Photos Sony Music

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