Le coup de gueule de Lena

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Leaving Neverland une insulte lâche et violente à la mémoire du roi de la pop 

 
Voila c’est l’heure de la vérité paraît-il, je m’installe devant ma télé pour voir ce documentaire tant parlé depuis quelques jours «Leaving in Neverland ». 
Seulement moi j’ai deux sons de cloches, une éraillée et une qui sonne vraie pure comme l’innocence. C’est que Michael Jackson n’est pas n’importe qui, toucher à son intégrité morale c’est briser aussi nos rêves d’adolescence. 
Michael a toujours fait partie de nos vies, il est une part importante de notre adolescence à tous, nous avons tous dansé sur sa musique, aimé au son de sa voix ri et pleuré. 
Plus qu’une icône une légende, il est et restera le plus grand artiste au monde inégalable à jamais. 
J’ai pas honte de dire que j’ai pleuré le jour de sa mort, pourtant je n’ai jamais été une fan, d’ailleurs je précise je ne l’ai été et ne le suis de personne. 
Michael sali traîné dans la boue même après sa mort aurait-on pu seulement songer à cela lorsque nous étions ados ?
Dan Reed (réalisateur de doc de guerre) nous livre ici 3 heures (oui M6 a coupé une heure) de témoignages de deux hommes qui accusent le roi de la pop de pédophilie sans en fournir aucune preuve, avant de voir ce doc je me suis renseignée sur le profil peu fiable de ces deux prétendus victimes et ce que j’ai appris par Souhil Giroud qui a côtoyé Michael et est allé à Neverland n’est franchement pas glorieux. 
Il dresse le portrait d’un véritable arriviste opportuniste et traître prêt à tout pour arriver à ses fins, et d’un autre homme l’autre prétendu victime qu’il qualifie de mouton. 
Lorsqu’on sait à quel point Wade a les dents qui rayent le parquet, je sais déjà en regardant mon écran de télé ce soir que je vais assister à un véritable festival de mensonges, trahisons, inventions de toutes pièces et détournement de la vérité. 
J’ai revêtu mon armure de vérité afin que leurs flèches fielleuses ne puissent m’atteindre, à savoir aussi que la mère de Wade n’est pas mal aussi dans le rôle de l’intrigante, puisqu’elle avait demandé la garde des enfants de Michael afin d’avoir la main mise sur l’héritage, en prétextant que Michael lui avait demandé de prendre ses enfants car il ne voulait pas les confier à sa propre mère katherine la grand-mère des enfants. 
Déjà cela tourne au ridicule, comment Michael savait-il qu’il allait mourir puisque c’était un
accident ?
La crédibilité de la dame et du coup quelque peu écornée. 
Ce soir on assassine mon adolescence, je me cale un peu mieux sur mon canapé, je sais que je vais avoir des hauts de cœur du dégoût, que certains passages vont m’être insupportables mais je tiens bon. 
 
Voilà c’est commencé, dès les premières minutes le ton des deux prétendus victimes sonne faux, la froideur avec laquelle ils relatent les événements fantasmés par eux, prouve à quel point tout est une mise en scène macabre dépourvue d’émotion, seules les mères des prétendues victimes semblent réellement surjouer leurs rôles respectifs, pas de trémolo dans la voix, pas de gorges nouées, de mots qui peinent à sortir, de larmes qui montent aux yeux.
James et Wade égrènent alors les sévices que Michael leur aurait fait subir, chez James cependant on sent une réelle souffrance et dépendance à Michael, on ressent par ses mots qu’il en était amoureux, cherchait-il en lui l’image d’un père défaillant peut-être, mais le fait que d’autres enfants que lui puissent avoir le même privilège et partager la chambre de son idole le rendra littéralement malade. 
Tout au long du reportage les deux prétendues victimes essayent de nous faire croire qu’ils ont le syndrome de Stockholm, Michael leur faisait du mal mais ils l’aimaient, et surtout lors des précédents procès ils ne voulaient pas que Michael aille en prison. 
S’il y a des coupables dans l’histoire ce sont quant à moi les deux mères de James et Wade. 
Pour vivre un rêve par procuration, la mère de Wade n’hésite pas à balancer toute sa famille y compris son mari qui finira par se pendre, éblouie par l’aura de Michael elle abdique de son rôle de mère, son fils dès le départ était programmé, costume de Michael sur mesure, prestation sur scène, elle le dit elle même l’important c’était sa carrière, hors Wade avait 7 ans quelle carrière peut prétendre un enfant de 7 ans ?
A l’image de la mère de Brooke Shields, elle s’est servie de Wade pour atteindre son rêve, Wade n’a été qu’un pion dans ses mains. 
Quelle mère laisse son enfant avec un inconnu (ils se connaissaient depuis 4 heures) et part en camping avec son mari et son autre fille. 
Quand aux soi-disant sévices sexuels pendant des années, il y avait plus de 99 personnes à Neverland et personne n’aurait rien vu ?
Quand une mère se voit être éloignée de plus en plus de son fils ça ne l’interpelle pas ?
Le seul moment où enfin elle semble se réveiller c’est quand Michael demande que Wade reste vivre un an chez lui, elle a alors une réponse presque de mère incestueuse ou qui consent à livrer son fils à un prédateur : Je veux bien le partager avec lui.
Cette phrase m’a profondément touché car elle résume tout en fait, c’est bien la preuve que son enfant était un jouet entre ses mains, or quand Michael demande à ce que Wade reste un an, qu’il pleure et reste prostré, ce n’est pas parce que sa proie lui échappe car Wade n’était pas sa proie, mais parce qu’il voit partir son rêve de vivre à travers Wade son enfance perdue. 
Michael était hors norme, pensait que le mal n’existait pas, ce qui l’a tué ce fut de découvrir que le mal existait, que les gens n’étaient pas des personnages de Disney et que les méchants ne perdent pas toujours la bataille dans la vraie vie, puisqu’il a été obligé de vendre ce catalogue tant convoité source de toutes ces accusations, et son monde à lui cet univers qu’il s’était créé Neverland, en fait Michael en ce réfugiant à Neverland vivait comme un autiste enfermé dans son monde et prisonnier de sa gloire.
 
Une gloire qui lui avait été imposé des 5 ans, parfois à coup de ceinturons par un père qui comme les mères de James et Wade voulait vivre sa vie par procuration. 
Alors bien sûr il a voulu vivre cette enfance que son père par ambition et cupidité lui avait volé, et il a dans les enfants qu’il a côtoyé sans cesse cherché sa propre image. 
Pourquoi couvrait-il de cadeaux ces enfants en allant à Toys r us, des caddies entiers, ce n’était pas pour les acheter mais pour s’offrir par procuration les jouets d’enfants qu’il n’a jamais pu avoir. 
Lorsque James montre une petite boîte de bijoux que Michael lui a offert, j’ai eu pour ma part un haut de cœur. 
Si tu es victime d’un prédateur, pourquoi tu gardes comme relique les cadeaux qu’il t’a offert te faisant sans cesse revivre l’enfer qu’il t’a fait vivre ?
Voilà une preuve de plus que James a menti. 
Quand à Wade il se sent délaissé par Michael, attend un coup de fil qui ne vient pas, et cette dépression car s’en était bien une, chez un si jeune enfant cela n’inquiète pas plus sa mère ?
Wade retourne à l’école et oui les vacances sont finies, un enfant abusé sexuellement et en pleine dépression et dépendance affective ne montre aucun signe aux cours enseignants ?
Ce n’est pas concevable, certes parfois le traumatisme est si fort et si violent que un enfant abusé l’occulte totalement et cela revient des années plus tard, mais ce qui est comique c’est que cela est revenu pour les deux après la mort de Michael, et surtout 7 ans après leurs dépositions pour le défendre de ce que eux auraient subi, 7 ans qui correspond par la loi américaine qu’ils ne seraient plus parjure. 
Le plus comique et là j’avoue que j’ai ri, c’est quand la belle sœur de Wade se prend pour la femme de César qui avait prédit l’assassinat du consul, elle elle revoit les agressions sur son beau-frère et alors le mélo est total quand Wade annonce enfin que cela s’est bien passé. 
Du très grand spectacle dramatique ou rien ne manque, l’enfant qui se décharge de son secret et la mère qui le prend dans ses bras en faisant un mélodramatique mea culpa. 
On voulait que sa carrière avance ne cesse de clamer la mère de Wade. 
D’ailleurs ce qui est frappant c’est la similitude des témoignages de Wade et James, ce qui prouve que c’est bien une cabale contre Mickael Jackson. 
La mère de Wade s’installe à Los Angeles en demandant, et ça c’est pas dit dans le doc, en demandant à Michael de payer les droits d’immigration. 
Quand à la mère de James elle obtient un prêt à faible pourcentage pour s’acheter une maison que Michael généreusement finira par lui offrir en entier, bien sûr dans le documentaire elle spécifie bien que c’était au moment du procès, donc en quelque sorte pour acheter son silence. 
Lorsque Michael achète Neverland, Wade est le premier enfant à y pénétrer alors que ce n’est pas encore le rêve éveillé que cela va bientôt être, un rêve éveillé qui profitera à toute la famille de Wade y compris la Grand-mère. 
Michael a ces mots étranges néanmoins :
– Je l’ai acheté pour toi. 
Wade n’est pas son fils, il n’est même pas de sa famille, alors pourquoi a-t-il dit cela ?
Pour le comprendre il faut avoir à l’esprit que Michael avait des réactions d’enfant.
Les enfants font des serments d’amitié très fort, s’offrent en rêve des cadeaux insensés, 
Michael ne faisait pas la différence entre rêve et réalité. 
Il était malade non pas sexuel mais malade de son enfance, de cette partie de lui qu’on lui avait arraché enfant et qui manquait à sa construction d’homme adulte, s’il faut bien culpabiliser quelqu’un c’est Joseph son père, qui en l’empêchant d’être un enfant lorsqu’il était petit a fait de lui un homme immature, à développé en lui une quête éternelle de l’enfance. 
Joseph l’a fait pour arracher sa famille à la misère, il n’en a pas mesuré les conséquences sur son plus jeune fils. 
Il a fait peser sur ses frêles épaules toute son ambition, ainsi que les deux mères des deux prétendues victimes. 
Au départ Wade et James étaient deux gamins adorables qui ont pris pour héros Michael Jackson la plus grande star de la planète, comme d’autres au même âge veulent être Power Ranger Dragon Ball ou Spiderman. 
Leurs mères vite éblouies ont vu en eux un rêve de célébrité et de gloire inassouvie et ont choisi pour eux, assassinant du coup leur enfance à l’image même de Joseph Jackson ou de Teri Shields. 
Ce doc tourné de main de maître il faut le dire par Rod Reed est ponctué d’images et de petits bouts de films, il n’y a aucune image dégradante de Michael, aucune image sale, pourtant derrière les images on sent toute cette haine profonde, cette victimisation parfaite qui si je n’avais pas pu parler à mon ami Souhil Giroud, m’aurait profondément fait croire que Michael était un prédateur. 
Les descriptions même des sévices sexuels avec autant de détails sordides sont bien là pour provoquer un électrochoc sur le spectateur et le rallier à leur cause. 
Leaving Neverland en fait est la preuve même que tout ce qui a été reproché au roi de la pop est une invention créée de toutes pièces, s’appuyant surtout sur la maladie de Mickael le syndrome de Peter Pan. 
Et pourquoi ce syndrome là, Parce que Michael avait peur de grandir car c’est les adultes qui avaient flingué son enfance, puis sa vie.
 
Leaving Neverland s’il faut bien quitter quelque chose, c’est bien cette image fausse et sordide que des gens cupides envieux et manipulateurs ont construit pour abattre la plus grande star du monde et il ne faut surtout pas se tromper !  
Certes il y a des victimes, mais les victimes ne sont pas celles qu’on croit. 
Il y a James et Wade victimes du rêve de gloire de leur mère respectives, et il y a Michael l’enfant perdu jeté dans l’âge adulte sans avoir fini sa croissance mentale, génie d’une autre galaxie certes mais tellement vulnérable et fragile pour avoir été simplement sevré de sa propre enfance, cerné de toute part par des requins il n’avait alors que comme seule refuge l’enfance des autres qu’il essayait lamentablement de s’attacher pour en avoir une infime parcelle.
 
Helena Mora 
 
Photos avec l aimable autorisation de Souhil Giroud

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