La grande scène de l’huma comme vitrine pour le monde


La grande scène de l’huma comme vitrine pour le monde

La fête de l’huma s’est donc poursuivie sur deux jours de plus, mélangeant cette grande foire fraternelle à des concerts,  et se clôturant avec un discours politique sur la grande scène, avec le directeur de l’humanité, Patrick le Hyarick  et Pierre Laurent, secrétaire national du parti communiste.

« Enfin, le crime de Maurice Audin par l’Etat français est reconnu. Enfin, les portes s’ouvrent pour réconcilier les mémoires de part et d’autre de la méditerranée.  Nous affirmons qu’un monde meilleur est possible. Ensemble, nous y travaillons avec conviction, patience et détermination. Notre fête aura retenti de la puissance des grands mouvements d’émancipation mondiaux.

Tels furent les mots prononcés durant le long discours de Patrick LE HYARIC, directeur de l’humanité.

Ce magazine étant dédié à la musique,  je ne vais pas ici retranscrire le discours du directeur de l’humanité, mais rappeler quatre moments clés de cette intervention.

Ces 4 moments clés ont été intenses en émotions ; ils se résument à 3 invités principaux :

  • Un salarié de mc do, Kamel Guemari qui a eu le courage de lutter contre la multi nationale pour obtenir un 13 ème mois de salaire, refusant 700 000 euros pour se taire ;
  • Sophie Rahal, de SOS Méditerranée et de l’Aquarius.qui parla de leur action avec leur bateau    aquarirus qui vient en aide aux bateaux des migrants et qui a affirmé qu’elle continuerait à sauver des vies. (D’ailleurs, Grand Corps malade n’a pas oublié de rappeler les voyages en bateau, rappelant ceux qui voyagent dans les grandes croisières costa et ceux qui voyagent pour échapper à la mort) ;
  • La présence émue aussi d’Elsa LEFORT, la femme de l’avocat Salah Hamouri, emprisonné arbitrairement depuis 389 jours par Israël qui appela à la libération de tout prisonnier politique en Israël, et émit le vœu que son mari soit libéré à la fin du mois et présent pour la prochaine fête de l’huma.

Et puis, la plus bouleversante (et j’avais les larmes aux yeux) fut celle de la jeune Palestinienne, Ahed Tamimi incarcérée huit mois alors qu’elle n’avait que 16 ans pour avoir giflé des soldats israéliens, montrant ainsi son mépris pour ceux qui avaient tué son frère et qui était devenue ainsi le symbole de la résistance palestinienne.

Libérée depuis le 7 juillet des geôles israéliennes, elle arriva sur scène avec ses compagnons de lutte, un keffieh noir et blanc (comme l’avait chanté Renaud dans Petite : « Un keffieh un peu louche jeté sur tes épaules »), son visage d’enfant encadré de jolies boucles blondes me fit penser à un ange venu sur terre pour libérer la Palestine telle une Jeanne d’Arc moderne.

Comment cette fleur sauvage à l’aspect si fragile avait-elle pu survivre 8 mois au régime carcéral très dur des prisons israéliennes ?

Avec un courage et un immense aplomb, elle prit la parole et apostropha même Donal TRUMP :

« Je veux dire à Trump que Jérusalem restera la capitale de la Palestine. »

« Les réfugiés palestiniens, nous n’avons pas besoin de l’argent des Américains, mais de retourner sur notre terre et retrouver notre dignité. »

Puis, elle ajouta :

« Quand tu es un jeune Palestinien qui a 17 ans aujourd’hui, tu subis quotidiennement les pratiques de l’occupation israélien. »

 « Le peuple palestinien, nous ne sommes pas des victimes, nous sommes des combattants pour la liberté », déclara-t-elle fièrement.

À peine sortie de l’enfance, la jeune fille a montré un exemple de courage immense aux Palestiniens, les incitant à résister contre l’oppression qui pèse sur une Palestine occupée, et dimanche dernier c’était tout le public présent qui avait la gorge nouée et buvait ses paroles.

De ces moments plus politiques que musicaux sur cette grande scène où venaient de se produire plusieurs artistes de talents pendant trois jours, le visage qui me bouleversa véritablement, ce fut celui d’une jeune Palestinienne que l’on a surnommé la schierly temper, en référence à l’actrice Charlie Temple, une jeune fille d’un courage inouï.

La fête de l’huma, c’est aussi cela : le partage des émotions les plus intenses, l’espoir d’un monde plus juste, un rendez-vous de luttes contre les inégalités et un porte-drapeau de ce qui signifie être humain.

Helena Mora

Photographe : Ana Pedroso

Corrections : Amandine Lebreton

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