Les 11 noms qui rejoignent le festival Mythos


Après deux ans d’absence, le festival Mythos revient du 1er au 10 avril 2022 pour fêter ses 25 ans et l’arrivée du printemps. De retour sous sa forme originale cette édition aura à cœur de rassembler les artistes et le public autour du plaisir des mots de la musique et de la convivialité́ en mêlant théâtre, musique et gastronomie.

Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, il se pourrait bien que nous puissions fêter debout ce retour du festival à Rennes et dans la métropole. Les plaisirs n’en seront que décuplés !

« Allègement des restrictions sanitaires, retour des concerts debout et plus de 50 artistes annoncé·e·s , ce retour du festival Mythos a toutes les chances d’être une belle fête de printemps comme nous n’en avons pas vécue depuis de trop longs mois. » explique l’organisation.

Le trio DELGRES est composé de Pascal Danae, Baptiste Brondy et Rafgee, et annonce aujourd’hui son grand retour avec un nouvel album prévu pour début 2021. Véritable succès public et critique en France, leur premier album Mo Jodi (2018) a secoué la scène musicale française et a valu au groupe une nomination aux Victoires de la musique 2019. Leur blues/rock fervent et authentique a été largement plébiscité par les médias : Télérama a évoqué un « voyage habité par un feeling profond et un groove très rock’n’roll qui mettent en joie », FIP un« blues rock fiévreux et fédérateur », France Inter « un blues flambé au rhum » et RFI « un son actuel, entre Tinariwen et les Black keys », entre autres louanges. Delgres, c’est aussi et surtout des concerts généreux et vibrants. A travers plusieurs tournées en France et dans le monde ces trois dernières années (plus de 300 dates), le groupe a réussi à rassembler un public fidèle et engagé.

Étienne de Crécy est un acteur incontournable de la scène électronique internationale. En vingt ans d’un parcours en constante évolution, le producteur français signe des albums majeurs de l’électronique mondiale : Pansoul (avec Philipe Zdar sous le nom Motorbass), Superdiscount, Tempovision, Superdiscount 2 & 3.
Il est aussi l’auteur d’une trentaine de maxis et réalise une quarantaine de remixes pour des artistes comme Kraftwerk, Air, Moby, ou Lil’ Louis.
Reconnu pour l’éclectisme et l’efficacité de ses productions, Étienne de Crécy est aussi un DJ passionné, apprécié du public. Son live Beats’n’Cubes est devenu une référence mondiale des performances live électroniques.

Alexis HK est un poète funambule : en équilibre, il chante avec humour mais sans cynisme, avec tendresse mais sans fadeur. Une qualité salutaire au milieu de la grisaille. Après le succès des « Affranchis », couronné par un Olympia en 2010, et de son spectacle « Georges & moi » en 2015, Alexis a pourtant voulu rentrer dans son antre. De là est né « Comme un ours », projet de solitude intentionnelle dans lequel le chanteur, d’habitude si friand de collaborations, tient les commandes de A à Z. Il y écrit la noirceur, la violence, et la peur en empruntant aux styles musicaux émergents leurs rythmiques électrisées et électrisantes qui remplacent les traditionnelles batteries, leurs loops aux basses lancinantes, et les syllabes martelées comme des halètements qui s’abattent frénétiquement sur les consonnes les plus dures. Il ne fallait pas en rester là : Alexis sait qu’il faut toujours revenir à cet espoir inébranlable sans lequel créer ne sert à rien. Cet espoir-là, c’est dans la chanson qu’il le trouve depuis toujours, dans les fables simples des conteurs à la voix érodée, à la manière d’Arthur H, Thomas Fersen et des voix chaudes de Benjamin Biolay et Bertrand Belin.

Jacques est originaire de Strasbourg, il est le fils du musicien et chanteur Étienne Auberger (qui a connu un grand succès en 1986 avec sa chanson « Ô Sophie ») et d’une professeure de yoga. Jacques commence la musique à l’âge de 14 ans en jouant de la guitare au sein de son premier groupe, les Rural Serial Killers. Le style musical de Jacques s’apparente principalement à la musique bruitiste. L’artiste compose ses morceaux en accumulant une succession de sons produits par des objets du quotidien de toute taille. La majeure partie de ses compositions se fait d’ailleurs sur scène, en direct. Le public suit alors l’évolution du morceau au fil du concert. Il désire créer une musique qui ferait danser à la fois les gens normaux et les gens « étranges ». Il en résulte des mélodies répétitives issues de sons familiers ou non.


Youssoupha s’est fait connaître à travers la mixtape «Éternel
Recommencement» sorti en 2005. Le buzz suscité à l’époque par ses performances rap et son style d’écriture, lui a permis d’être sollicité par plusieurs maisons de disques. Il signe alors chez la majorcompany EMI
MUSIC. Ses 2 premiers albums sortis en maison de disques seront des succès d’estime accueillis favorablement par la critique mais le vrai succès commercial n’est pas au rendez vous. Face à ce qui ressemble à un constat d’échec, EMI MUSIC rompt le contrat de Youssoupha. Dos au mur, l’artiste et ses associés montent le label Bomaye Musik pour se produire en total indépendant. En 2012 ils sortent l’album Noir Désir en total indépendance. Le succès est fulgurant et le disque devient un classique du rap français.

Affirmative et combattante, la voix de KALIKA fait l’effet d’un coup de poing dans un gant de velours. Bam ! Le titre La Chaudasse est à l’image des trois autres morceaux de son premier EP : ça déménage sec mais toujours avec dextérité. Les paroles crues racontent les histoires d’amour et de sexe tumultueuses d’une jeune féministe de 23 ans. « Est-ce que tu dors ? Je me sens très seule » lâche-t-elle à un ex-compagnon trompé sur Tu fais la gueule. « Ne mets plus tes doigts dans mes fesses, ne m’appelle plus ta tigresse/L’été est mort il est parti, le ciel est gris c’est déjà fini. » roucoule-t-elle sur L’Été est mort, enjoignant au dénommé Hector « d’arrêter de s’accrocher ». Seul écart : le morceau Avec les gars, manifeste sur lequel KALIKA parle de mendicité dans le métro et de mépris à tous les étages : « On n’a pas de visa, pas de visage, on ne vaut plus rien /T’étonnes pas si on a la rage. » Fracassantes, les mélodies electro-pop invitent moins au spleen qu’au lâcher-prise cathartique, voire à une jouissive hystérie collective sur un dancefloor détrempé. « C’est un cri » résume-t-elle très bien. Comme une gifle suivie d’une caresse, ajouterait-on. Bourrée d’angoisses, elle écrit pour aller mieux, lorsque l’urgence du hurlement la prend, l’agrippe, lorsqu’elle ne peut s’en défaire qu’en l’emprisonnant dans un morceau. De nuit puisque c’est là que le silence se fait enfin. Alors KALIKA la couche-tard compose dans le petit studio qu’elle s’est aménagée dans son appartement parisien. Celui-là même qu’elle partage désormais avec Balthazar, son guitariste qui lui donne un solide coup de main sur la mise en œuvre de son projet.

Barbara Rivage nous propulse dès la première écoute dans un univers mêlant électro et pop psychédélique. La voix sombre, intense et sensible de Roxane, vient soutenir des textes en français et des mélodies obscures qui plongeront rapidement le public dans une transe profonde et exaltée.
Commence alors un duel passionné entre les riffs torturés de Vivien à la guitare et les sons aériens de Roxane au clavier. Dès les premières notes, Barbara Rivage plante le décor et navigue avec une étonnante aisance entre puissance et sensibilité.
Couple à la ville comme à la scène : l’ombre des Rita plane sur Barbara Rivage, pour une réécriture cold-pop et mélancolique.

Avec sa nouvelle formule, Bagarre nous invite dans son CLUB : sans limites, sans frontière, sans genre, sans scène ni fosse, et où la liberté est totale. Pour BAGARRE, la fête est combative, on s’y mélange, on y est libre d’être qui on veut, comme on veut. Musicalement, les cinq membres reste fidèles à leur amour pour le chaos des musiques d’internet, des musiques qui font danser les corps et vibrer les subs, on passe du rap à la baile funk en se permettant des détours par du «happycore» avec des textes où l’on crie toujours l’amour et la douleur du temps présent. Chaque morceau est un espoir, une lutte pour se libérer et le «clubbing autogéré» de BAGARRE vient faire exister le rêve tenace et idéaliste d’une société toujours plus ouverte et diverse. Et si la teuf est un lieu politique Bagarre ne cesse d’y clamer : “ Personne n’a le droit de vous dire qui vous êtes”

GUTS : D’abord caché dans les crédits des pochettes de disques à la rubrique “composition et production”, il a assuré sa renommée de beatmaker en taillant la bande-son d’Alliance Ethnik, de Big Red ou des Svinkels. Expérimental, ensoleillé, qui explorerait toutes ces vibrations venues de l’hémisphère sud que Guts collecte depuis des années en s’adonnant à sa passion du diggin’. Celles avec lesquelles il embrase ses dj sets, celles qu’il a patiemment collectées sur les cinq volumes de ses compilations Beach Diggin’. Voyager entre Brésil, Caraïbes et Afrique. Perdre le sens de l’orientation dans une transe afro, entre le vrombissement de la basse et les percussions tournoyantes, se déhancher jusqu’à déshydratation sur du funk coriace, onduler en douceur sur un jazz-funk brésilien.
Comme dans un voyage en biplan, contempler Haïti, Trinidad et les Antilles, admirer Cameroun, Guinée et Burkina. Survoler la forêt amazonienne, spectateur de sa luxuriante végétation.
Guts est aux commandes de l’appareil. Sur la carlingue, une fresque colorée et généreuse annonce le nom de ce nouvel album : PHILANTROPIQUES.

Vaudou Game : Contraints au confinement, comme une bonne partie de la planète, Peter Solo et son Vaudou Game n’ont eu d’autre choix que de se retrancher en studio, des retrouvailles pour à nouveau invoquer les divinités et leurs forces spirituelles. Au départ pour un EP, mais les puissances créatrices ne se contrarient pas et impossible de les repousser quand elles ont décidé de s’inviter plus longtemps. Elles aussi tendues par le climat économique et social ambiant, autant que par le péril environnemental, elles ont fait dériver le cours du groove vers d’autres vibrations. Sans éteindre ou diminuer son pouvoir hautement communicatif, elles ont sorti Vaudou Game de son afro-funk pur et dur pour progressivement l’engager dans des compositions sur lesquelles a perlé le rock. 

Marie-Flore ne ressemble à personne et personne ne ressemble à Marie-Flore.
Minois de chat au coeur écorché, regard bleu cristallin et timbre à nulle autre pareil, elle est l’une des rares artistes françaises capables de passer d’un piano-voix éthéré à une pop teintée d’urbanité et de modernité, à chaque fois poétique.
Auteure, compositrice, interprète et multi instrumentiste, Marie-Flore est une amatrice de pop sous toutes ses formes.
Dans ses textes, elle cultive les thématiques vénéneuses, se plait à chanter des jeux de mots sensuels, parfois abrupts, aspects auxquels elle tient tant du point de vue sonore que textuel. Après un premier album qui a fortement séduit (Braquage), elle revient sur scène pour défendre un nouveau disque prévu courant 2022.
La performance est un art qu’elle maîtrise : Séduisante, défiante, ironique, littéralement hors du commun, Marie-Flore prend d’assaut nos coeurs sur disque comme sur scène. On est prêt à succomber.

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