« Rien ne se tait », onzième album de Danakil !


Presque cinq ans après « La rue raisonne », roulement de caisse claire : Danakil sort son nouvel album « Rien ne se tait » le 3 septembre ! Et, avec lui, une belle occasion de siroter un peu d’espoir, de lumière et de groove sur une scène musicale durement ébranlée par la crise.

Balik et Natty Jean – crédit Alex Sorin

Au moins, l’année 2020 aura laissé à Danakil le temps de soigner tout particulièrement ces treize nouvelles chansons aux accents chauds et envoûtants. Tour à tour inspirées, légères ou engagées, elles tissent un ensemble riche et harmonieux pétri de ce qui a forgé la renommée du groupe : un socle basse-batterie puissant, une section cuivre toujours aussi brûlante et un magistral ensemble claviers-guitare-percussions. Par-dessus, les voix de Balik et Natty Jean, renforcées par un featuring d’Akhenaton, déploient toute la palette de leur virtuosité aux multiples influences.
Côté textes, métissage et réflexion politique jouxtent des thèmes plus sensibles et quotidiens comme le pouvoir du rêve ou la famille. La singularité de Danakil, c’est de chercher à la fois à émouvoir et dénoncer dans une double ambition de réveiller la conscience citoyenne et de ré-enchanter le monde par la musique. La recherche de l’harmonie, en somme…

Danakil – crédit Alex Sorin

Une aspiration dans laquelle le titre « Ensemble » se démarque pourtant des autres : en cette année où le groupe fête ses 20 ans, il prend la forme d’un récit-hommage à la trajectoire de Danakil, à la force de son collectif et à son incroyable histoire d’amour avec le public.
Un anniversaire symbolisé aussi par ce premier album enregistré dans les studios flambants neufs du label Baco Records, à Bordeaux. Car jamais Danakil, désormais en maîtrise complète de la chaîne de production, n’avait poussé si loin l’indépendance ! De bon augure pour demain !


À l’écoute de ce onzième album, reste ce qui ne s’explique pas : cette irrépressible envie de danser qui saisit dès les premières mesures. Une vibration douce, marque des grands millésimes, à laquelle on s’abandonne d’autant plus volontiers qu’on se rend compte combien elle nous a manqué.

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